Le mouvement S.H.A.R.P (Skinheads Against Racial Prejudice) désigne un mouvement de skinheads dits traditionnels se positionnant contre le racisme (contrairement aux boneheads).
Ce mouvement, né aux États-Unis vers 1980 est, comme le mouvement skinhead originel, dénué d'affiliation politique précise. Quoi qu'en pensent certains, les skinheads sharp sont fondamentalement antifascistes et antiracistes.
En 1980, certains skinheads américains ont souhaité ancrer le mouvement dans l'antiracisme pour contrer la récupération qui en était faite par l'extrême-droite. Les premières affiches du sharp représentaient une botte en train de piétiner une croix gammée sur fond de drapeau américain.
C'est le groupe britannique The Oppressed qui a fait connaître le sharp en Europe sous la forme, non pas d'un parti structuré, mais d'un sigle, d'un signe de reconnaissance pour les skinheads qui rejettent l'extrême-droite. Ces premiers skinheads sharp britanniques ont souvent été engagés dans des partis et syndicats de gauche dans les années 1980 (à l'aile gauche du parti travailliste et du syndicalisme britannique, mais rarement dans des organisations communistes). Mais il n'y a jamais eu de lien officiel entre les partis ou syndicats et le sharp. Il s'agit plutôt d'une conscience d'appartenir à la classe ouvrière et de partager des valeurs de gauche. Les bonheads de l'époque appellaient tous les skinheads antiracistes "reds" (rouges) et confondaient les redskins (communistes) et les sharp. Les rapports entre redskins et skinheads sharp n'ont d'ailleurs pas toujours été au beau fixe, car, dans les années 1980, beaucoup de skinheads sharp affichaient un rejet viscéral à la fois du fascisme et du communisme. À cette époque, le modèle représenté par le bloc soviétique suscitait un rejet important dans la jeunesse occidentale, y compris chez ceux qui avaient une sensibilité de gauche.
Le mouvement actuel, international, est très peu structuré : quelques associations et surtout un sigle et des logos (deux hâches croisées ou le casque de guerrier grec du label britannique ska-reggae Trojan records). Porter le symbole sharp est surtout une manière de se positionner contre le racisme et le fascisme pour les skinheads. En France, le mouvement sharp se veut "populaire", "antiraciste", "antifasciste" et surtout indépendant de tout parti ou syndicat. Aux États-Unis, le mouvement sharp parade sous la bannière étoilée, se dit "patriot" (la nuance avec le nationalisme n'est pas toujours évidente), antiraciste, antifasciste et "working class" (ouvrier). Il est attesté que lors de la première guerre du Golfe, des skinheads sharp américains ont défilé pour apporter leur soutien à la politique de leur gouverenement et témoigner de leur patriotisme. On mesure ainsi l'étendue des écarts de sensibilité politique de ceux qui affichent le sigle sharp.
Les skinheads RASH (Red and Anarchist Skinheads, souvent appellés skinheads rouges et noirs ou cocoboys) et les SHARP sont parfois en désaccord, le mouvement rash, ancré à l'ultra-gauche, étant bien davantage politisé que le sharp. D'un autre coté, beaucoup de skinheads non-racistes et sans affiliation politique reprochent (probablement à juste titre) au RASH de vouloir récupérer le mouvement SHARP.
Ce mouvement, né aux États-Unis vers 1980 est, comme le mouvement skinhead originel, dénué d'affiliation politique précise. Quoi qu'en pensent certains, les skinheads sharp sont fondamentalement antifascistes et antiracistes.
En 1980, certains skinheads américains ont souhaité ancrer le mouvement dans l'antiracisme pour contrer la récupération qui en était faite par l'extrême-droite. Les premières affiches du sharp représentaient une botte en train de piétiner une croix gammée sur fond de drapeau américain.
C'est le groupe britannique The Oppressed qui a fait connaître le sharp en Europe sous la forme, non pas d'un parti structuré, mais d'un sigle, d'un signe de reconnaissance pour les skinheads qui rejettent l'extrême-droite. Ces premiers skinheads sharp britanniques ont souvent été engagés dans des partis et syndicats de gauche dans les années 1980 (à l'aile gauche du parti travailliste et du syndicalisme britannique, mais rarement dans des organisations communistes). Mais il n'y a jamais eu de lien officiel entre les partis ou syndicats et le sharp. Il s'agit plutôt d'une conscience d'appartenir à la classe ouvrière et de partager des valeurs de gauche. Les bonheads de l'époque appellaient tous les skinheads antiracistes "reds" (rouges) et confondaient les redskins (communistes) et les sharp. Les rapports entre redskins et skinheads sharp n'ont d'ailleurs pas toujours été au beau fixe, car, dans les années 1980, beaucoup de skinheads sharp affichaient un rejet viscéral à la fois du fascisme et du communisme. À cette époque, le modèle représenté par le bloc soviétique suscitait un rejet important dans la jeunesse occidentale, y compris chez ceux qui avaient une sensibilité de gauche.
Le mouvement actuel, international, est très peu structuré : quelques associations et surtout un sigle et des logos (deux hâches croisées ou le casque de guerrier grec du label britannique ska-reggae Trojan records). Porter le symbole sharp est surtout une manière de se positionner contre le racisme et le fascisme pour les skinheads. En France, le mouvement sharp se veut "populaire", "antiraciste", "antifasciste" et surtout indépendant de tout parti ou syndicat. Aux États-Unis, le mouvement sharp parade sous la bannière étoilée, se dit "patriot" (la nuance avec le nationalisme n'est pas toujours évidente), antiraciste, antifasciste et "working class" (ouvrier). Il est attesté que lors de la première guerre du Golfe, des skinheads sharp américains ont défilé pour apporter leur soutien à la politique de leur gouverenement et témoigner de leur patriotisme. On mesure ainsi l'étendue des écarts de sensibilité politique de ceux qui affichent le sigle sharp.
Les skinheads RASH (Red and Anarchist Skinheads, souvent appellés skinheads rouges et noirs ou cocoboys) et les SHARP sont parfois en désaccord, le mouvement rash, ancré à l'ultra-gauche, étant bien davantage politisé que le sharp. D'un autre coté, beaucoup de skinheads non-racistes et sans affiliation politique reprochent (probablement à juste titre) au RASH de vouloir récupérer le mouvement SHARP.